A ces nuits où mes espoirs se chuchotaient doucement, ses bras qui me serrent, cette seconde qui me fait basculer dans le sourire.
A ces jours ou mes yeux ne voyaient que rivières, mon corps se déplaçant plus pas habitude qu'envie.
A ces rires ou plus rien n'avait alors d'importance, cette vie qui coulait si fort dans nos veines.
A ces rêves et illusions avortées, cette peine lancinante, ces regrets qui valsent.
A ces souvenirs qui font encore mal, ce bonheur suicidé, ces liens coupés. Oublier que la vie existe ailleurs que dans certains bras, et s'oublier par la même occasion.
A cette croyance en l'humanité, ces bruits de talons sur le sol, ce piano qui apaise.
A ces batailles à l'intérieur de nous, ce combat infini, cette course essoufflante pour le 'bonheur'.
A ces gens qui partent, People always leave, ces adieux qu'on espère éphémères.
A ces personnes qu'on aurait voulu voir rester, mais qui malgré nos tentatives, ne se laissent plus capturer de nouveau.
A cette étincelle qui parfois s'envole de nos yeux, mais qui, après la descente du manège, reviendra toujours briller plus fort. Espère-t-on.
A ces amours compliqués, qui font si mal. A cette attente, comme sur un quai de gare, du train qu'on espère. A ces trahisons douces, qui s'insinuent doucement dans la réalité, ces amitiés envenimées.
A ces personnes qui font que la vie est simple.
A ce temps qui s'allonge si vite lorsque je détourne mon regard vers le passé.
A ce temps que je cherche parfois à occuper, pour ne pas ressentir ce vide soudain.
A ce temps qu'il me reste à parcourir, découvrir, valser, rire, pleurer, marcher. Courir vers ou contre la vie.
A toi, à nous. A vous.
A la nuit.